Pourquoi j'écris, pourquoi je parle?

 

   Parce que je n'ai pas le choix.

   J'ai essayé: il m'en coûte plus de ne pas écrire ces pensées que de ne pas les écrire. Alors j'écris. Sinon ces pensés m'envahissent et ne me laissent pas tranquille. Alors que quand je les couche sur le papier et que je les fais paraître, elles me quittent et je passe à autre chose facilement. Je préfère me soumettre et ne pas lutter, jouer au scribe de ces pensées. C'est une question d'hygiène personnelle. Rien de plus.

   Vous ne trouverez ici aucun message d'espoir pour l'humanité, aucune volonté de "sauver" qui que ce soit de quoi que ce soit, ni même la velléité "d'aider mon prochain" - il y a déjà assez à faire avec moi-même, avec moi-m'aime-moi, c'est à dire avec mon "amour propre", mon amour d'être.

   C'est pour cela que je préfère rester anonyme et ne pas m'exposer (j'ai essayé, c'est chiant: ça ralenti) aux commentaires : ces pensées sont des déchets. Rien de plus. Je ne ne veux pas m'en faire le porte-voix plus longtemps. Mon souci n'est pas de les entretenir et de crier au monde à quel point elle sont vraies, belles et nobles. Non. Ce sont des excréments. Je m'en débarasse.

   Ces écrits et ces vidéos ne sont que des coups de nerfs, des lubies passagères et dénuées d'importance. J'écris et je fais des vidéos (des court-métrages de fiction) depuis longtemps, donc cela m'a paru tout à fait naturel dans mon histoire d'utiliser ces moyens d'expression pour expulser ce que j'avais à éjecter. C'est tout. Rien que de veilles habitudes qui ne veulent pas mourir, comme des sortes de tics convulsifs conditionnés qui prennent la forme de ritournelles plus ou moins fumeuses...

   Si ces vidéos et ces écrits avaient été un livre je vous aurais conseillé d'en faire du papier toilettes. Mais comme c'est du numérique, je ne sais pas quoi vous dire, c'est pas évident de faire ça avec un ordinateur, les touches ça gratte et c'est froid...

   Ce blog est une trace sur un chemin, une empreinte ou une crotte laissé par un animal humain. Si cela peut servir (selon lui) à mon prochain, tant mieux, sinon, tant pis.

                                    Puisse cela tombé dans l'oubli