Voilà la phrase qui vient chambouler tout ce que je viens d’écrire, qui vient réduire à néant la validité de ce blog :

« Il n’y a pas de vérité avant-dernière » (phrase qui m’est venu en rêve ; à qui dois-je reverser les droits d’auteur…) Autrement dit : il n’y a pas de certitude absolue tant qu’on n’est pas absolument sûr, tant qu’on ne vit pas dans un état d’absolue certitude.

   Et je ne suis pas « absolument sûr » de tout ce que je viens d’écrire. Ce qui relègue mon travail d’écriture au rang d’un  pur et simple étalage chronique de certitudes douteuses.

   Aussi logiques ou implacables mes vérités puissent-elles paraître (à moi ou lecteur naïf), elles ne sont absolument pas sûres. Simplement parce que je ne vis pas dans un état de certitude absolue.

   Tant que je ne suis pas absolument pas sûr, rien n’est sûr. Surtout pas « moi ».

NB : Ce texte présume qu’il est possible de vivre en état de « certitude absolue ». Oui, je l’avoue, j’y crois dur comme fer. J’y crois autant que je suis convaincu que mon chat est autant sujet au doute que mon ordinateur ou qu’un rouleau de sopalin. Cette conviction ne date pas d’aujourd’hui car j’ai toujours regardé les animaux, les pierres, les arbres, les insectes avec une certaine envie. Aujourd’hui je me mets à jalouser même les objets dit « inanimés » comme les voitures, les stylos ou les godemichets.

   Vous voyez bien que c’est peine perdue d’essayer de parler –d’essayer de tenir un discours raisonnable- face à une personne aussi irrationnelle que moi.

   Et moi, il est temps que j’arrête d’essayer de me donner une contenance d’homme raisonnable voire rationnel, en essayant de justifier mon comportement et mes croyances de manière logique et raisonnable. C’est peine perdue.

 « Tranchez directement à la racine ! A quoi bon questionner les feuilles et les branches ? » Dans ce blog, comme dans tout livre, vous ne trouverez que des feuilles mortes étalées sur le sol.